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La fièvre hémorragique d'Ebola se caractérise souvent par une brusque montée de température, avec faiblesse, douleurs musculaires, céphalées et maux de gorge.
Le malade est extrêmement asthénique et présente rapidement un amaigrissement important, lié à la fois au défaut de nutrition du à cette asthénie en l'absence d'alimentation et à la maladie elle-même.
Viennent ensuite des vomissements, de la diarrhée, éruption masculopapuleuse, atteinte rénale et hépatique et diathèse hémorragique; atteinte du foie, du pancréas, des reins et, à un degré beaucoup moindre, du SNC et du coeur; leucopénie, thrombocytopénie et élévation des transaminases.
La fièvre, souvent ondulante dans les premiers jours, peut disparaître à la phase terminale.
La mort est précédée par l'apparition de tachypnée, hypotension, tachycardie et anurie. Les quelques données disponibles ne montrent pas d'atteinte pulmonaire expliquant la tachypnée, et la spoliation sanguine due aux hémorragies est toujours trop faible pour expliquer l'hypotension.
Taux de létalité
Le taux de létalité est situé entre 50 et 90 %. Le plus souvent, la mort est provoquée par une embolie cérébrale (coup de sang).
Réservoir Naturel
Les cas primaires humains résultent d'une contamination à partir d'un réservoir animal et ensuite la très forte contagiosité de la maladie est responsable d'une diffusion importante.
Le réservoir naturel du virus Ebola semble habiter les forêts tropicales d�Afrique et d�Asie, mais il n�a pas encore été identifié.
Des filovirus apparentés au virus Ebola ont été isolés sur des singes cynomolgus (Macacca fascicularis) qui avaient été importés des Philippines aux Etats-Unis d'Amérique en 1989. Mais le virus tue les primates trop rapidement pour que ceux-ci constituent un bon réservoir.
Des travaux récents menés par une équipe du CNRS de Rennes en collaboration avec l'Institut Pasteur de Bangui, ont permis de retrouver des séquences du virus dans différents organes de 242 petits mammifères.
Traitement
Il n'existe aucun traitement ni vaccin spécifiques.
Les cas graves sont placés en unité de soins intensifs : ces malades sont déshydratés et doivent être placés sous perfusion.
Le traitement a pour but de maintenir la fonction rénale et l'équilibre électrolytique et de combattre l'hémorragie et l'état de choc.
Pour les patients qui survivent, la convalescence est accompagnée d'une asthénie intense et d'arthralgies souvent migrantes touchant les grosses articulations.
Prévention et sécurité
Les cas suspects doivent être isolés des autres malades et le personnel soignant doit opérer dans des conditions de haute sécurité.
Le personnel hospitalier doit porter des blouses, des gants et des masques individuels. Les gants et les masques ne doivent pas être réutilisés à moins d'avoir été désinfectés.
Risque très important pour certains gestes tels que la pose d'une perfusion, la manipulation de sang et de sécrétions, de cathéters et de dispositifs d'aspiration, qui doivent s'effectuer dans des conditions de haute sécurité.
Les morts doivent être rapidement enterrés ou incinérés.
Conclusion
Les virus comme Ebola existent depuis des millions d'années, bien avant l'apparition de l'homme. Ils ne peuvent pas vivre en milieu libre et ils ne sortent que rarement de leur réservoir, car ils n'ont pas la possibilité de coloniser aisément de nouvelles espèces d'hôtes.
La rencontre d'autres espèces est un accident qui n'entraîne pas, à terme, la pérennisation du virus dans une nouvelle espèce.
Les risques sont faibles pour la population humaine sauf là où coexistent une possibilité de contamination primaire, de mauvaises conditions d'hygiène et des structures sociales perturbées.
Maladie à virus Ebola ou fièvre hémorragique africaine
(2ème partie) |
Sommaire :
Présentation
Actualité : le virus Ebola en Ouganda
Informations générales
Epidémiologie
Dépêches caducée.net sur le virus Ebola
Articles de presse
En savoir plus

Le virus Ebola
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Actualité : le virus Ebola en Ouganda
Fièvre hémorragique Ebola : 211 cas en Ouganda
Selon les derniers chiffres communiqués par le Ministère de la Santé ougandais, 211 cas ont été recensés au 29 octobre et 72 décès ont été enregistrés. L'origine généralement unique des flambée et la période d'incubation variable de 2 à 21 jours expliquent la transmission par vague du virus.
Dépêche Caducée.net du 30 octobre 2000.
http://www.caducee.net/Breves/breve.asp?idp=1&idb=1507
Fièvre hémorragique Ebola en Ouganda
Santé Canada surveille l'évolution d'une flambée de fièvre hémorragique virale dans la région de Gulu (population de 399 000 habitants) dans le nord de l'Ouganda, à environ 300 km au nord de Kampala, la capitale du pays. Document issu du site de Santé Canada - Le 30 octobre 2000.
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/osh/ehf_uganda_f.html
Virus Ebola en Ouganda : 149 cas identifiés
Au 22 octobre, le Ministère de la Santé ougandais a signalé 149 cas de fièvre hémorragique due au virus Ebola. Parmi eux, 54 décès ont été enregistrés. Des équipes médicales ougandaises et internationales participent à la prise en charge de la flambée épidémique.
Dépêche Caducée.net du 23 octobre 2000.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=1474
Informations générales
Fièvre hémorragique virale
Le virus Ebola est l'un des virus les plus pathogènes que l'on connaisse, puisqu'il entraîne la mort chez 50 à 90 % des malades présentant des manifestations cliniques. Transmission, incubation, symptômes, diagnostic, traitement, isolement, contacts, histoire et prévalence, réservoir naturel.
Aide-Mémoire OMS N� 103 revisé octobre 2000.
http://www.who.int/inf-fs/fr/am103.html
Information sur la maladie Fièvre hémorragique Ebola
Ce qu'il faut savoir avant de partir, profil de la maladie, transmission, répartition géographique, symptômes, traitement, prévention et précautions, des éléments à prendre en compte, avis.
Document issu du site de Santé Canada - 23 octobre 2000.
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/osh/info/ebola_f.html
Zoonose - Maladie à virus Ebola
La fièvre hémorragique d'Ebola est une zoonose majeure. Ce virus se transmet facilement entre l'homme et le singe. La maladie humaine est bénigne quand elle est d'origine animale alors qu'elle est mortelle lors de transmission interhumaine. Agent, épidémiologie, maladie chez l'animal, transmission, maladie chez l'homme. Document CNRS - Avril 1999.
http://www.cnrs.org/SDV/ebola.html
Fiche technique Santé-Sécurité - Le virus Ebola
Document issu du site de Santé Canada - Laboratoire de lutte contre la maladie - Octobre 1997.
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/biosafty/msds/msds53f.html
Portfolio Virus Ebola - Station Centrale de Microscopie Electronique - Institut Pasteur
Histoire du virus, Côte d'Ivoire, image et légende du virus Ebola, autres images du virus, références.
http://www.pasteur.fr/recherche/unites/scme/portfolio/virus/virusEbola.htm
Epidémiologie
Le virus Ebola
La récente épidémie de Kikwit (Zaïre) survenant quelques semaines après la sortie d'un film : "Alerte" et du livre inspiré du même sujet,"Virus" a mis le virus Ebola à la une des médias. Les craintes d'extension en Afrique et hors d'Afrique, exprimées alors sont-elles justifiées ? Historique, mode de transmission et facteurs de risque, clinique.
Bulletin épidémiologique hebdomadaire - Février 1996.
http://www.rnsp-sante.fr/beh/1996/9606/index.html
Infection due au virus Ebola-Reston parmi des primates non humains en quarantaine - Etats-Unis
Le 30 mars 1996, un macaque de Buffon (Macaca fascicularis) qui avait été importé des Philippines et se trouvant dans un établissement de quarantaine privé au Texas, est mort à la suite d�une maladie d�une durée de 3 jours caractérisée par l�anorexie et la léthargie.
Relevé des maladies transmissibles au Canada - juin 1996.
http://hwcweb.hwc.ca/hpb/lcdc/publicat/ccdr/96vol22/rm2211fb.html
Dépêches caducée.net sur le virus Ebola
Le déterminant cytotoxique du virus Ebola a été identifié
Des chercheurs du National Institute of Health américain (NIH) ont montré que la glycoprotéine GP du virus Ebola est responsable de pathogénicité du virus. Un site de glycosylation de la protéine GP, le "mucin like domain", est un élément essentiel à la cytoxicité. Par le biais de cette région, la protéine GP du virus Ebola contribuerait aux processus hémorragiques chez les personnes infectées.
Dépêche Caducée.net du 1er août 2000.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=1108
Virus Ebola : des anticorps enfin efficaces
Des anticorps monoclonaux protègent du virus Ebola. Certains de ces anticorps neutralisants ont également un effet thérapeutique lorsqu'ils sont administrés à des souris 2 jours après avoir été infectées par le virus. Ces travaux ont permis d'identifier 5 épitopes uniques de la glycoprotéine de surface (GP) du virus Ebola.
Dépêche Caducée.net du 3 mars 2000.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=414
Importante avancée dans la recherche du réservoir du virus Ebola
Des virologistes et des zoologistes travaillant à Bangui (République Centrafricaine) et en France viennent de franchir une étape importante dans la recherche du réservoir du virus Ebola en découvrant la présence du matériel génétique de l�agent pathogène chez de petits mammifères terrestres, en l�occurrence chez trois espèces de rongeurs et une musaraigne.
Dépêche Caducée.net du 13 octobre 1999.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=72
Articles de presse
Ebola - Des empreintes du virus détectées chez des petits mammifères terrestres
Des résultats marquant une avancée notable dans la recherche du réservoir du virus Ebola ont été présentés lors du colloque "Veille microbiologique et émergences" tenu les 14 et 15 octobre 1999 à l'Institut Pasteur à Paris. Article de la revue Canopée - Octobre 1999.
http://www.ecofac.org/Canopee/N15/N1508_EbolaMammiferes/EbolaMammiferes.htm
Survivre au virus d'Ebola
En Afrique, les épidémies sporadiques de fièvre hémorragique dues au virus d'Ebola tuent en quelques semaines près de 70 % des personnes infectées. On connaît encore mal l'histoire naturelle de cette redoutable maladie. Comment expliquer, par exemple, les 30 % de survivants?
Article de "La Recherche" - juin 1999.
http://web.larecherche.fr/VIEW/321/03210122.html
Un nouveau virus Ebola isolé à l'Institut Pasteur
Une nouvelle souche de virus Ebola a été isolée par Bernard Le Guenno Directeur du Centre collaborateur OMS pour les Arbovirus et Fièvres Hémorragiques de l'Institut Pasteur à Paris, et son technicien Daniel Coudrier, à partir d'un cas humain survenu en novembre 1994 en Côte d'Ivoire.
Communiqué de presse de l'Institut Pasteur - Mai 1996.
http://web.pasteur.fr/actu/presse/com/dossiers/emergent/comEbola.html
Interview du Dr. Frederick A. Murphy sur le virus Ebola
Au moment de l'incident de Reston au USA, le Dr. Murphy était le directeur du CDC à Atlanta. Il a aussi été le premier à isoler le virus Ebola (En anglais). Liens intéressants à la fin de l'article.
http://www.accessexcellence.org/WN/NM/interview_murphy.html
En savoir plus
www.caducee.net
Informations sur Ebola
De nombreux liens vers de la documentation sur le virus Ebola (en Anglais).
http://ss.niah.affrc.go.jp/NIAH/ebola/ebola.html
Les fièvres hémorragiques en Afrique
Les infections par des virus responsables de fièvres hémorragiques sont une cause importante de maladie chez l'homme et posent un problème de santé publique à l'échelle mondiale. Il existe douze virus distincts susceptibles de provoquer des fièvres hémorragiques chez l'homme.
Aide-Mémoire OMS - Mars 1996.
http://www.oms.ch/inf-fs/fr/am111.html
Les virus émergents
Ces virus ont été impliqués dans l'apparition d'épidémies nouvelles. Leur origine est liée à des interactions nouvelles entre un individu ou un groupe d'individus et la source, jusqu'alors isolée, du virus. Toute espèce vivante nouvellement placée dans un environnement nouveau est soumises à des agressions nouvelles qui peuvent conduire à une nouvelle épidémie.
http://biomserv.univ-lyon1.fr/Zsecurite/virusemergent.html
Rédacteur : Florence Campagne
Novembre 2000 |
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