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Dès son
indépendance en 1960, la Côte d'Ivoire a opté pour
une économie de marché ouverte aux capitaux
étrangers. Cette politique a permis au pays de connaître
une période de forte croissance économique et de
prospérité générale pendant les 20
premi&eagrave;res années de l'indépendance (7% de croissance moyenne annuelle). Elle a par la suite fait face
à plusieurs crises économiques successives
provoquées par la baisse des cours de ses principales sources de revenus
d'exportation et accentuées depuis quelques années par
la surévaluation de sa monnaie, le Franc CFA. Le Franc CFA est
une monnaie commune aux 14 pays de la zone franc africaine (Bénin,
Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon,
Guinée Equatoriale, Mali, Niger, République
Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo).
La modification, depuis le 11 Janvier 1994, de la parité du
Franc CFA par rapport à sa monnaie de référence,
le Franc Français, a substantiellement amélioré
l'environnement économique de la Côte d'Ivoire. Cette
parité, qui était de 50 Francs CFA pour 1 Franc
Français, est désormais de 100 Francs CFA pour 1 Franc
français. Cette nouvelle parité, rend l'économie
ivoirienne nettement plus compétitive et fait de la Côte
d'Ivoire un terrain d'investissement privilégié, eu
égard aux efforts de redressement économique
déjà réalisés et à la
qualité des infrastructures économiques et du cadre
d'activité commerciale déjà en place. Le
Gouvernement ivoirien s'attache à renforcer cette
compétitivité à travers la privatisation de la
plupart des entreprises du secteur public et la poursuite de l'effort
d'amélioration de l'environnement macroéconomique.
Les mesures d'allègements importants de la dette de l'Etat
ivoirien, notamment par le Club de Paris (un regroupement des
bailleurs de fonds publics de la Côte d'Ivoire) et plusieurs
créanciers étrangers, permettent désormais
à la Côte d'Ivoire d'aborder le nouveau contexte
économique de l'après-guerre froide dans des conditions
plus favorables. Le Gouvernement ivoirien entend, dans cette
perspective, susciter l'accroissement des investissements
privés, notamment à travers le renforcement du
partenariat entre les entrepreneurs nationaux et étrangers
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